Mourinho, Hiddink, a qui le tour ?

Le Phénix renait enfin de ses cendres. Ce cru de 2016 réussit au combien aux joueurs de Chelsea qui voient enfin leur blues s’estomper. Une deuxième place sur l’année civile, derrière la bluffante équipe de Leicester, laisse entrevoir une fin de saison au combien palpitante après avoir vagabondé sous Mourinho. Du titre de champion lors de la saison précédente aux tréfonds du classement fin 2015, retour sur l’épisode 2014-2015 de Chelsea et sur ce que cette dernière a enfantée.

Le Chelsea du début de saison (dernière) est infernal. Une solidité défensive, un milieu alliant le ratissage à la distillation de ballons pour un Diego Costa, n’ayant plus qu’a faire trembler les filets et les enchainant comme des perles. Des victoires de prestiges contre Tottenham et Arsenal afin d’asseoir leur domination dans la capitale. Le tout ponctué de festivals offensifs contre Everton et les gallois de Swansea. 46 points en 19 matchs et la bagatelle de 41 buts marqués pour 14 encaissés. So far so good. Les bilingues apprécieront.

Un tournant : Le réveil du « Pélé blanc »

Le tournant survient au préambule de 2015, sur la pelouse de White Hart Lane. Alors que le match ne semble être qu’une vulgaire formalité, Chelsea se voit fortement bousculé par son rival du Nord de Londres. Harry Kane, ou le Pelé blanc pour les intimes, inscrit un doublé et plonge Chelsea dans un marasme inhabituel. Quelque chose semble avoir été rompu ce jour la, et rien ne sera plus jamais comme avant. Roselyne Bachelot appréciera.

La dynamique est brisée. Les joueurs, excepté Hazard sont pour la plupart méconnaissables et en deçà, en terme de niveau, de leur 1ère partie de saison. Les résultats en championnats sont malgré tout satisfaisant, même si la manière et l’envie de joliment tâter le cuir semble s’être dissipés. L’élimination, au combien méritée, en ligue des Champions, sera le point d’orgue de cette saison qui a ses prémices était encourageante mais qui ne sera qu’annonciatrice de la fin de l’année 2015 et du départ du gourou Portugais. Chaque chose en son temps.

24 mai 2015. Les blues reçoivent Sunderland à Stanford Bridge. Confettis et cotillons sont du lot pour accompagner les blues sur l’autel des champions. Le trophée est remis à John Terry qui s’empresse de rejoindre ses coéquipiers pour parfaire les plans que Drogba filme avec sa Go Pro. Les anciens se modernisent. Une fois les célébrations terminées, et le trophée entreposé dans une armoire qui ne finit plus de se remplir, place au mercato estival. L’équipe était bonne, voir même excellente, mais des modifications et des nouveautés sont toujours à faire. Une manière d’entretenir une forme de concurrence et de faire souffler les joueurs. Hors, si cela a été souhaité par le « board », les recrues ne furent guère au niveau attendu. Certains joueurs comme Baba ou Pedro sont loin de leur ancien niveau, quant aux transferts de Falcao et de Djilobodji, ces choix sont curieux et un tantinet louche. Jorge Mendes dans tous les bons coups.

La saison débute et les résultats sont d’emblée négatifs. La sauce Mourinho ne prend plus Outre-Manche et les médias Britanniques se délectent de la situation. Le « Special One » devient la satire de tous les quotidiens et son siège se fait de plus en plus instable jusqu’à cette nouvelle défaite contre Leicester. Chelsea n’est qu’a un point de la zone rouge et Mourinho sera demis de ses fonctions 3 jours plus tard. Deux solutions s’offrent alors à nous afin de comprendre les raisons de cet échec. Ou le « Mou » a su tirer 200% de ses joueurs et en a fait des champions en surrégime entrainent chez eux un vide psychologique et physique allant jusqu’à l’usure. Où, le fait de ne pas avoir renouvelé l’effectif, jumelé à cette volonté de toujours conserver le même onze, n’amenait pas le supplément d’âme nécessaire. Deux causes différentes, pour une seule et même conséquence, le licenciement de Mourinho le 17 décembre dernier et son remplacement par Guus Hiddink le 19. Faites vos jeux, rien ne va plus.

Depuis le 19 décembre, date d’arrivée de jour de match contre Sunderland, les Blues sont invaincus. Si Chelsea ne s’est pas véritablement transformé en une machine à gagner, c’est surtout sa capacité à ne plus perdre les matchs qui impressionne. 9 défaites sur les 16 rencontres joués par Mourinho alors qu’Hiddink est encore vierge de ce coté la. Singulière différence. Les débuts d’Hiddink sont poussifs, un équilibre tend malgré tout a se faire percevoir au fil des rencontres. Le secteur défensif est de son coté un peu chamboulé. Terry, dont l’avenir est actuellement remis en question est placé sur le banc. Suite à la blessure de Kurt Zouma, c’est désormais Cahill et Ivanovic qui officient en charnière centrale. Mikel s’insère en lieu et place de Matic ou de Fabregas quand celui ci est replacé en meneur de jeu. Un joueur dont l’élégance et la patte technique sont très franchement limités mais qui, par son volume de jeu au milieu de terrain, peut aisément couvrir la défense. La proue offensive de l’équipe, Diego Costa retrouve petit à petit son teint et son sens du but.

A désormais 9 journées de la fin du championnat d’Angleterre et à quelques heures, voire minutes du choc contre le Paris Saint Germain, quel avenir pour le Chelsea 2.0 de Guus Hiddink ? En Premier League, la quatrième place, qualificative pour la coupe d’Europe semble accessible, mais pour ceci, la dynamique actuelle des blues devra perdurer. Parmi les trois prétendants à la médaille en chocolat, seul West Ham affiche une régularité suffisante. Les deux Manchester, champions en terme d’intermittence, devraient progressivement laisser leur place aux Hammers de l’ami Payet. Pour ce qui est de la Ligue des Champions, la rencontre de ce soir s’annonce indécise. La situation actuelle est en tout point opposée a celle lors du tirage. A l’image de l’année dernière, un renversement a eu lieu, et Paris, souverain en décembre, peine un peu plus en Ligue 1. Chelsea de son coté, s’est parfaitement relancé et a enfin trouvé sa stabilité.

Adrien Le Noël – @AdrienLeNoel

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