Le « Chosen One », pas si sur ?

Moyes

Le titre est révélateur et les mots employés sont crus, l’actuel entraineur de Manchester United, David Moyes n’arrive toujours pas, et ce après 30 journées de championnat, à trouver la bonne formule, une chose inquiétante pour les supporters Mancuniens avant le match retour couperet contre l’Olympiakos en 8ème de finale de la ligue des champions et le derby contre Manchester City dans 10 jours. Difficile de succéder a Sir Alex Ferguson.

Le 8 mai dernier, Sir Alex Ferguson annonce qu’il prendra sa retraite d’entraineur en fin de saison, un événement majeur dans l’histoire du club puisque cela faisait 27 ans que le « Hair Dryer » s’installait tous les week-end sur le banc des Reds Devils. David Moyes, ancien entraineur d’Everton est annoncé comme l’un des des grands favoris pour sa succession. Et c’est chose faite, seulement un jour après la retraite de Sir Alex, le site internet d’Everton annonce que David Moyes a été choisi pour siéger sur le banc de Manchester United, la durée du contrat s’élève à 7 ans, preuve que les dirigeants Mancuniens veulent clairement introniser David Moyes sur le long terme. Avec une préparation en demi teinte et un mercato bâclé, le club de la partie rouge de Manchester commence la saison par une victoire en Community Shield, contre Wigan certes, mais cela reste un trophée, c’est d’ailleurs le premier que remporte David Moyes. Jusqu’ici tout va bien, ou presque.

En effet ce trophée va cacher les trop nombreuses lacunes que le club a accumulées ces dernières années vis à vis de leurs concurrents directs, les jeunes issus du centre de formation n’étaient pour la plupart pas au niveau et les activités sur le mercato étaient assez superficielles. Un joueur comme Shinji Kagawa par exemple, qui malgré son statut de superstar à Dortmund n’aura pas su s’imposer à Manchester, le problème réside principalement selon moi dans son rôle et son positionnement sur le terrain. Un joueur du calibre et de son style aime jouer juste derrière l’attaquant, cela lui permet de lui délivrer des caviars mais aussi de profiter de ses appels et faire parler de sa capacité d’accélération en rentrant dans les brèches défensives que l’appel de l’attaquant aura crées. Seul bémol, le poste est dejà occupé, et pas par n’importe qui, par Wayne Rooney, en personne. Difficile de creuser son trou dans ce cas là. Le cas de Marouane Fellaini est lui aussi révélateur, ce joueur qui appartient à la génération dorée belge, et qui jouait la saison derrière avec les couleurs des Toffies ne parvient pas a s’imposer au milieu de terrain lors des grands matchs. Ce joueur fut quand même lors des deux, voire trois dernières saisons, le meilleur élément d’Everton, soit l’ancien club de David Moyes. Que dire de plus.

La saison de Premier League commence plutôt bien pour Moyes avec une victoire au pays de Galles contre Swansea sur un score assez large de 4-1. Les voyants sont au vert mais pas pour longtemps. La suite de la saison sera ponctuée par des contre-performances permanentes, des matchs que les joueurs semblent maitriser mais qu’ils perdent dans les dernières minutes , des rencontres contre des relégables gagnées à l’arrachée alors que les années précédentes ce genre de rencontre tournait en « Manita » pour l’adversaire. Je me souviendrais toujours de ce match contre Fulham il y a 3 ans si ma mémoire est bonne où Alex Ferguson a fait jouer les coiffeurs mais réussit à planter 5 buts contre Fulham et n’en encaisser aucun. Cet entraineur est capable de faire gagner une équipe de 4eme contre des terminales. Sa rage de vaincre est immense et sa façon de la communiquer est claire, nette et lucide. Les joueurs se savent dos au mur, ils doivent gagner, ils n’ont pas le choix. Le moindre faux pas est interdit et durement réprimé. La façon de communiquer de David Moyes semble diamétralement opposé, son look à la Francois Hollande (aucune conviction politique derrière cela) ne semble pas transcender les joueurs. Sa mine de petit rabougri ne confère pas au groupe cette mentalité de la gagne, ne jamais rien lâcher même quand plus aucun espoir n’est permis.

Le match, ou plutôt l’humiliation d’aujourd’hui représente très bien la situation. Deux clubs, les plus titrés d’Angleterre. Liverpool, qui depuis quelques années a du mal à retrouver son lustre d’antan et qui depuis l’arrivée de Brendan Rodgers semble renaitre des ses cendres. Avec l’explosion de Sturridge, Suarez et Sterling pour ne citer qu’eux, le club se base sur des bonnes affaires et des joueurs du centre de formation. Un effectif en somme beaucoup moins garni que celui de Manchester United qui compte dans ses rangs plusieurs joueurs de classe internationale comme Wayne Rooney, Van Persie ou encore Juan Mata fraichement arrivé de l’effectif pléthorique de Chelsea pour 45 millions d’euros. Cette équipe n’est pas une équipes de bras-cassés, quoi que le secteur défensif laisse quand même à désirer. Deux équipes aux effectif déséquilibrés, ce qui n’empêche pas l’équipe la plus faible (sur le papier) de réaliser une excellente saison et de s’imposer 3-0 a Old Trafford, l’ancienne citadelle imprenable sous Sir Alex et une équipe d’apparence forte et plutôt complète qui réalise un non match en s’inclinant une fois de plus a domicile.


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En cas de disqualification contre l’Olympiakos et de contre performance lors du derby, contre la partie bleue de Manchester, une décision devra être prise, le départ de Moyes, le retour d’Alex Ferguson pour épauler Moyes jusqu’à la fin de la saison prochaine, libre aux dirigeants de choisir, mais une décision marquante doit être prise. Je ne suis pas du genre à changer d’avis comme de chemises, mais en tant que supporter de Manchester United je commence a trouver le temps long. Depuis début septembre, David Moyes détruit les fondations que Sir Alex avait construit lors des 27 dernières années, un travail de si longue haleine détruit si rapidement. Et que dire de la future reconstruction, le temps risque également d’être long. Affaire à suivre, les dix prochains jours sont à mes yeux capitaux pour David Moyes, a lui d’agir, il a encore son destin entre ses mains.

N’hésitez pas a réagir a cette article par le biais des commentaires.

Adrien Le Noël / @AdrienLeNoel

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